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Hôtel de Puymaurin

Hôtel de Puymaurin

34 rue du Languedoc, Toulouse

L'Envolée de l'Architecte

L'hôtel Labat de Mourlens, parfois désigné sous l'appellation de Puymaurin, révèle avec une certaine évidence la superposition des destins et des esthétiques architecturales. Sa situation, au cœur de Toulouse, au 34 de la rue du Languedoc, anciennement rue du Vieux-Raisin, témoigne déjà d'une évolution urbaine constante. Loin d'être un monolithe immuable, cet hôtel particulier est le fruit d'une sédimentation de choix stylistiques et de péripéties historiques, une chronique bâtie en pierre et en intentions souvent contradictoires. Le XVIIe siècle lui conféra sa façade principale et son portail, un ordonnancement classique qui, sans éclat particulier, s'insérait dans la lignée des demeures parlementaires toulousaines de l'époque. Ces façades, souvent sobres, masquaient des intérieurs plus somptueux et des cours d'honneur qui étaient le véritable cœur social et représentatif de ces habitations. C'est en 1770 que Jean-Pierre Labat de Mourlens, Conseiller au Parlement, initia une transformation notable. Il ne s'agissait sans doute pas d'une révolution formelle de la façade sur rue, dont le caractère était déjà affirmé, mais plutôt d'une adaptation des espaces intérieurs aux canons de l'élégance du XVIIIe siècle, privilégiant la clarté, l'équilibre et le confort, sans pour autant sacrifier l'apparat. L'on peut imaginer des boiseries nouvelles, des cheminées redessinées, des agencements plus fluides, un raffinement des stucs et des peintures. Le destin de Labat de Mourlens, guillotiné en 1794 malgré une