
Rue Agar
Observez le projet d’aménagement urbain que vous avez sous les yeux. Il s'agit d'une rue entièrement bâtie d'édifices de style Art nouveau, un projet considérable mais inachevé. Guimard a lancé ce projet en 1909 pour la Société immobilière de la rue Moderne, dont il était actionnaire avec son beau-père. Seuls six immeubles sur onze ont été achevés, en raison de complications financières, politiques et familiales... Remarquez les façades structurées par des bow-windows courbes décorées de motifs végétaux légers. Certaines portes d'entrée possèdent des arcs en forme d'accueil, un clin d'œil au gothique flamboyant. Les consoles du premier étage, avec leurs fenêtres ovoïdes, ont un grand dynamisme. Chacun de ces immeubles a sa spécificité. L'immeuble A, situé à la rue Jean de La Fontaine, comportait deux commerces : un salon de coiffure et le café Antoine. L'immeuble B, quant à lui, n'avait qu'un seul appartement par étage. Observez l'immeuble D, porteur de la plaque de rue en l'honneur de la tragédienne Agar. Les deux boutiques du rez-de-chaussée étaient une teinturerie et un marchand de chaussures... Les immeubles E et F n'ont pas été réalisés, tandis que les immeubles G et H ont leur propre caractère. L'immeuble I a accueilli le siège du Comité d’étude et de propagande État-Pax de 1917 à 1919... Publicisez ce projet ! Les plans et les dessins des immeubles furent exposés au Salon des Artistes décorateurs en 1912 et 1913 par Guimard, qui souhaitait en faire la promotion. Les bâtiments ont également fait l'objet d'une série de cartes postales. ...
Crédit photo : Mairie du 16e arrondissement de Paris dans le cadre du projet Crédit photo : « À la découverte de Paris - parcours promenade dans le XVIe ».