
40, rue Boileau
Vous vous trouvez actuellement face au hameau Boileau. Observez les façades qui vous entourent et remarquez le bâtiment en béton armé qui domine la scène. En 1838, l'imprimeur-lithographe Rose Joseph Lemercier acheta cette propriété de quatre hectares pour y construire des maisons de campagne et d'agrément. Celle-ci avait appartenu au poète et critique Nicolas Boileau puis au peintre Hubert Robert. Un siècle plus tard, en 1907, la demande en autorisation de bâtir fut déposée pour un hôtel particulier. L'édifice fut achevé l'année suivante. Construit pour un certain « G. Danois », il a été occupé par Albert Gillot, commandant à la retraite, pendant les années 1920 et 1930. Au cours des années 1943 et 1958, le bâtiment fut utilisé comme centre de transfusion sanguine puis laboratoire pharmaceutique. Aujourd'hui, il abrite une annexe de l'ambassade d'Algérie. Remarquez la structure du bâtiment en béton armé. C'est un matériel révolutionnaire qui permettait de libérer les espaces intérieurs de tout support intermédiaire. Des exemples notables existent dans l'arrondissement, tels que le 25 bis, rue Benjamin Franklin (1903) ou l'immeuble du 15, avenue Perrichont (1907). Sur la façade, les motifs géométriques ou floraux en grès flammé soulignent par la couleur l'ossature en béton armé. Les poutres courbes et les remplissages de pastis émaillés évoquent un Orient revisité et quelques palais de Venise. Le revêtement de la façade en brique est décoré de céramiques bleues fabriquées comme les grès flammés par la manufacture Gentil et Bourdet. Une façade tout en contraste entre la modernité et un langage hérité d'Anatole de Baudot, dont Richard fut l'élève. [Fin du script]
Crédit photo : Mairie du 16e arrondissement de Paris dans le cadre du projet Crédit photo : « À la découverte de Paris - parcours promenade dans le XVIe ».