rue Rameau, Clermont-Ferrand
L'édifice, connu sous le nom de Vasso Galate, et plus prosaïquement désigné localement comme le « mur des Sarrasins », fut, si l'on en croit le témoignage de Grégoire de Tours au VIe siècle, une construction d'une robustesse singulière. Ses murailles, d'une prodigieuse épaisseur de trente pieds – soit près de neuf mètres –, n'évoquent pas la simple délimitation d'un espace sacré, mais plutôt une forteresse votive, une masse écrasante destinée à signifier bien plus que la seule fonction cultuelle. Il est à noter qu'une telle dimension murale est peu commune pour un temple classique, suggérant une fonction ou une symbolique de puissance et de protection, voire une adaptation défensive précoce à une époque troublée.